Au supermarché

Paris, 7.6.16 |  „Bonjour Madame, comment ça va?“

Le jeune africain est en train de remplir les boissons, je le croise aux eaux minérales.

„Je vais bien, merci …“

„Je vous ai déjà vue avant!“, il sourit.

„Oui, je suis allemande, mais je viens assez souvent à Paris dernièrement.“

„De Berlin?“

„Non, pas vraiment … de Fribourg.“

„J´étais une fois en Allemagne et ce qui m´a plu là-bas, c´était qu´on servait le café dans de grandes tasses!“

Dans tout le magasin il y a des paquets de marchandises qui viennent d´arriver sur un grand camion. Ce petit commerce, où travaillent surtout des indiens, a été modernisé dernièrement, et il s´est développé en un supermarché de vitrines réfrigérées toutes en verre, ordonnés pour l´acheteur pressé. Ainsi il y a, juste à côté de l´entrée, ce qu´il faut pour l´apéritif. Les blinis avec hoummous me font parfois tout un repas.

Juste après notre petite conversation, l´étagère de lait s´éffondre sur le jeune noir et toutes ces bouteilles blanches lui tombent dessus. En observant cette mésaventure, je bute encore contre une pile de cartons. Il fait chaud aujourd´hui et je porte des flip-flops un peu neuves. C´est un autre employé du magasin qui réagit:

„Oh là, madame, ne tombez pas … mais je vous secourerais, je vous assure …“

C´est aussi cette galanterie habituelle qui me plaît en France.

You can check out any time you like“- c´est le commis qui chante avec la radio,

but you can never leave …je réplique.

„Ah oui, j´aime cette chanson“, qu´il me dit, „on pourra la jouer encore dans mille ans, et on n´aura pas assez!“

Juste après, devant un étalage en verre, je cherche du fromage de chèvre, une femme assez jeune, mais plutôt sérieuse, chantonne aussi.

„Tout le monde fredonne cette musique“, je lui dis. Elle me fait un grand sourire.

En effet, avec le beau temps, c´est la détente à Paris.

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