Christoph Ransmayr in Frankreich

Paris, 28.06.2018  Am Montagabend wurde Ransmayrs französischer Übersetzer, Bernard Kreiss, in Paris ausgezeichnet. Er erhielt von der Société des Gens de Lettre den Preis für sein übersetzerisches Gesamtwerk. Ich hätte ihn gerne getroffen, aber er hatte aus Krankheitsgründen nicht kommen können. Dafür traf ich seine Lektorinnen.
Zufällig wurde auch Ransmayr in Deutschland kürzlich ausgezeichnet, mit dem Würth-Preis für europäische Literatur. Seine Dankesrede wurde am 25. Juni in der FAZ abgedruckt, sie trägt den Titel „Mädchen im gelben Kleid“ und ist eine starke literarische Wortmeldung zu der brandaktuellen Frage der Migranten.
Ich zitiere nur einen Satz aus diesem packenden Text, sie können ihn unter „Würth-Preis“ auf Faz.net nachlesen, es lohnt sich:
„Vergangenheit? Das sei doch alles längst vergangen? Die Toten sind immer noch tot. Und auch der ihre Würde, ihr Glück und ihr Leben fordernde Reichtum und Wohlstand dauert an.“

Paris, 28.06.2018  Il est un de mes écrivains préférés de langue allemande, une éminence grise de sa littérature, un autrichien jamais dépassé, au pouls de la vie contemporaine, un grand voyageur et grand conteur du monde. Une de ses oeuvres qui l´avait fait connaître était Le Dernier des mondes (Die letzte Welt).
Je viens de rencontrer ses deux éditeurs français – ou françaises? toutes les deux sont des femmes, lors de la remise des prix de la Société des Gens de Lettres, lundi. J´avais voulu me présenter à son traducteur français, Bernard Kreiss, qui devait y recevoir le prix pour son oeuvre de traducteur. Il était absent, malheureusement, pour raisons de santé. Mais j´ai entendu des extraits lus de ses traductions de Ransmayr et j´en étais ravie, comme tout le public de la soirée, d´ailleurs.
Parchance, Ransmayr, lui-même primé en Allemagne du Prix de Littérature Européenne de la Fondation Würth, vient de proférer un discours sur les migrants. Le texte a été publié le 25 juin 2018 par le grand journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Ce texte, qui porte le titre „Petite fille en robe jaune“, est d´une grande vigueur littéraire et par cela, humaine. J´en ai parlé à ces deux dames intéressantes et sympathiques, je vous cite juste une phrase en français (parce que je suis sûre, Bernard Kreiss le ferait mieux …):
„Passé? Tout cela serait dépassé de loin? Les morts sont toujours morts. Et aussi ce qui leur a coûté leur dignité, leur bonheur et la vie, cette richesse et cette abondance, est toujours là.“
C´est pour vous présenter Ransmayr et son traducteur Bernard Kreiss, mon collègue que j´aimerais connaître, et ce texte bouleversant. Vous le trouverez en allemand, sous „Würth-Preis“ sur Faz.net, et, qui sait, en français prochainement chez Albin Michel.

 

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