La Boum / Die Fete

Paris, 26.6.16  |  Je viens de passer une nuit blanche parce que ce samedi encore, des voisins de l´immeuble en face fêtaient une boom. La musique était mise à fond, les gens dansaient, par les portes-fenêtres ouvertes du balcon on les entendait chanter et les fumeurs qui s´y trouvaient parlaient et riaient un peu fort pour s´entendre. Avec le temps tout était encore plus fort, rires, chants, chahuts.

Après des heures que cela durait, la musique était brusquement arrêtée, sans doute par l´intervention des voisins. Les invités continuaient de chanter en choeur les mêmes chansons ou plutôt chants, puis qu´il s´agissait surtout de hip-hop. Regardant le ciel rosir, je pensais que les voisins sont définitivement mal placés quand des fêtards préfèrent la hip-hop. Avec le rock, ils ont au moins la chance de reconnaître et même fredonner une musique, tandisque d´une pièce de hip-hop on n´entend que des beats et des paroles scandées sans mélodie.

Quelqu´un a dû rallumer la chaîne et la danse reprenait de plus belle. Je m´assoupis un peu pour être réveillée par un brusque arrêt du son, cette fois sûrement par l´intervention de la police. Mais les fêtards continuaient leur chants d´une façon presque militante (… la nuit debout, pensais-je) et, après un certain temps, la chaîne marchait de nouveau.

En suite un changement plus rapide entre le choeur et la musique à fond – c´étaient sans doute les locataires de l´appartement contre les invités qui ne voulaient pas rentrer.

La fin n´est venue que vers sept heures du matin.

 

 

Die Fete

Leider habe ich letzte Nacht nicht viel geschlafen, denn die Nachbarn im Wohnhaus gegenüber feierten eine Fete. Dröhnende Musik, tanzende Leute, Raucher auf dem Balkon vor den offenen Türen, die sich umso lauter unterhielten.

In den frühen Morgenstunden wurde der dröhnende Hiphop immer wieder unterbrochen, aber die Gäste waren nicht faul und sangen einfach die Songs im Chor weiter, zuerst kamen Nachbarn, dann vermutlich die Polizei, gegen Ende kämpfte der Chor offenbar gegen die Gastgeber, in geradezu militanter Weise („nuit debout“), bis die Stereoanlage von irgendwem wieder aufgedreht wurde.

Das ging bis gegen sieben Uhr morgens.

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