Mutations /Energiewandel

Paris, 28.09.2018  Nicolas Hulot ist im August von seinem Amt als Umweltminister im Kabinett Macron zurückgetreten. Dabei war er der beliebteste Minister,  schon lange bekannt als Kämpfer für die Ökologie. Als Grund gab Hulot seine Enttäuschung nach einer Reihe von nicht realisierten Wahlversprechen an, er sagte, „er wolle sich nicht weiter belügen.“ Yannick Jadot von der französischen Grünen Partei (Europe écologie-Les Verts) meinte, „mit seinem Abschied zieht Nicolas Hulot die Konsequenz daraus, dass die Regierung keine Umweltpolitik hat.“ Ich habe mit meinen französischen Freunden darüber gesprochen, die selbst den Grünen nahestehen. Nach ihrer Meinung ist in Frankreich eine grüne Politik schwer umzusetzen, weil allgemein zu wenig Interesse an ökologischen Fragen besteht.

In Deutschland hingegen scheint die Ökologie der (einzige?) politische Bereich zu sein, „der die Republik verändert hat“, jedenfalls schreibt das die taz am 17. September. In den vergangenen Wochen hatte eine breite Bewegung im Hambacher Forst in Nordrhein-Westfalen demonstriert. Am 15. September besetzten 9000 Demonstranten, darunter viele Familien mit Kindern, das Gelände, um Bäume zu pflanzen, Einzelne verbarrikadierten sich in den Spitzen der Bäume. Die Polizei konnte sie mit Mühe herunterholen, doch ab dem 1. Oktober wird der Forst wahrscheinlich gerodet, um einem neuen Braunkohletagebau zu weichen.

Diese Niederlage sei auch ein Sieg, schreibt die Taz, und zieht den Bogen von der Umweltbewegung der 70er Jahre bis zu den Wutbürgern von heute. Wie in Stuttgart werden die protestierenden Bürger im Hambacher Forst in der Sache verlieren, aber „ihr Widerstand ist in den Köpfen der Gesellschaft angekommen.“ Durch den Einsatz der Umweltbewegung ist es in Deutschland heute nicht mehr denkbar, dass ein neues Atomkraftwerk geplant wird. Wie für die Atomindustrie würde es auch für die „Braunkohle-Verfeuerer ein teuer erkaufter und verdammt kurzfristiger Sieg sein – der letzte, bevor das Kapitel Braunkohle in Deutschland abgeschlossen wird.“

Das Zögern in Frankreich vor diesem Umdenken, das der Klimawandel eigentlich erfordert, ist vielleicht erklärbar durch die Angst, die erneuerbaren Energien könnten den Bedarf Frankreichs nicht decken. Doch ist dieser Bedarf in Deutschland durchaus vergleichbar. Sehen wir uns die deutsche Energieproduktion des Jahres 2017 an, wie sie das Fraunhofer Institut für Solare Energiesysteme (ISE, www.ise.fraunhofer.de) angibt. Vor allem die Windenergie hat in diesem Jahr kräftig zugelegt (36%). Die Gesamtmenge an Windenergie hat daher erstmals die Energieproduktion aus nicht-erneuerbaren Brennstoffen (Braunkohle, Steinkohle, Atomkraft) überflügelt. Auch die Sonnenenergie hat zugenommen (auf 5,8TWh). Der Anteil der Erneuerbaren am Strommix der Bürger, also ihr Anteil am Strom, der in den Wohnungen aus der Steckdose kommt, ist auf 38 % angewachsen (bei der Industrie sind es 35%). Nach den letzten Zahlen liegt dieser Anteil in Frankreich bei 16%. In ländlichen Gebieten sieht man Solardächer allenthalben, besonders im Süden Deutschlands, zumal in Bayern, aber inzwischen auch immer mehr in Frankreich (Le Monde, 28.9.) Weitere Anstrengungen in diesem Bereich sind notwendig, aber sie zahlen sich bekanntlich in klingender Münze aus. Und es ist eine gute Möglichkeit, „damit die Bürger die Energiefragen wieder zu ihrer Sache machen.“ (Le Monde)

Paris, 28.09.2018  Au mois d´août, Nicolas Hulot a démissionné, il était le ministre le plus populaire du gouvernement Macron. La raison était surtout la désillusion après un nombre d´annonces électorales de Macron sur l´écologie. Hulot disait à ce propos qu´il „ne voulait plus se mentir.“ Chez les écologistes d’Europe Ecologie-Les Verts, Yannick Jadot a estimé que«le départ de Nicolas Hulot est la conséquence de l’absence de politique écologique de ce gouvernement». J´en ai discuté avec mes amis français proches des Verts, qui voient un désinterêt ambiant en France vis-à-vis des questions écologiques.

Parcontre, en Allemagne, l´écologie est le (seul?) domaine politique qui a pu „changer la république“(taz). Les semaines passées, un mouvement écolo avait occupé la „forêt de Hambach“ dans la région de Cologne. Le 15 septembre, 9000 manifestants pacifiques, des familles avec leurs enfants, ont invadé le terrain pour planter des arbres, quelques-uns se sont barricadés dans les cimes des arbres. La police les a difficilement détachés, et, à partir du 1 octobre, la forêt sera probablement coupée, pour faire place à une nouvelle exploitation de lignite à ciel ouvert dans la région.

Mais cette défaite serait aussi une victoire, estime la Tageszeitung (taz), journal de gauche à situer entre Libération et Le Monde. Le grand mouvement politique des écologistes allemands, qui compte déjà plusieurs décennies, a été renouvelé ces dernières années par de nouveaux combats. Cela a commencé avec les protestations massives contre la nouvelle gare souterraine de Stuttgart (Stuttgart 21, conçue dans les années 90) qui a consommé un autre bois et mettra en danger le sous-sol crayeux de la ville. Les protestataires provenant de toutes les souches et de toute la région sont nommés ironiquement „citoyens en rage“ par les médias de droite. Comme à Stuttgart, les manifestants dans la Forêt de Hambach vont encore perdre. Mais leur opposition „est dans la tête de toute la société“, comme dit la taz. Les effervescences écologistes ont entre autres mené à l´arrêt total du nucléaire en Allemagne jusqu´en 2022. Comme les producteurs d´énergie nucléaire, les „compagnies brûleurs de lignite auront une victoire à prix cher et de courte durée, sans doute la dernière avant que le chapitre de la lignite sera clos définitivement en Allemagne.“(taz)

La réticence en France devant ces mutations exigées par le changement climatique est peut-être fondée dans la peur que les renouvelables ne seraient pas en mesure de livrer suffisemment d´énergie pour les besoins de la France. Ces besoins sont tout-à-fait comparable à ceux de l´Allemagne, pays hautement industrialisé et avec 80 millions d´habitants.

Regardons un peu la production énergétique d´outre-rhin, d´après les statistiques de l´Institut Fraunhofer (des systèmes d´énergie solaire, ISE, www.ise.fraunhofer.de) pour 2017. En cette année, c´est surtout l´éolien qui a beaucoup augmenté (de 36%). La somme de cette production était pour la première fois en 2017 au-dessus de la production à base de matières non-renouvelables (lignet, charbon, nucléaire). Mais aussi l´énergie solaire était plus importante qu´en 2016 ( 5,8 TWh). La part des renouvelables consommée par les particuliers, c´est-à-dire, l´électricité qui sort des prises dans les maisons, est de 38 % (35% dans l´industrie). D´après les derniers chiffres, ce taux est de 16% en France. Dans les campagnes, on voit beaucoup de toits solaires, surtout dans le sud de l´Allemagne, en Bavière notamment, mais aussi de ce côté du rhin. Il y a un effort à faire, mais il est recompensé en monnaie sonnante et trébuchante. Et c´est la meilleure façon „pour que les citoyens se réappropient les questions énergétiques.“(Le Monde, 28.9.)

 

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