Auftakt – Prélude 1

Paris, Mai 2015  | Les premières rencontres / Erste Schritte

Dimanche matin. J’avais rendez-vous avec Martin, au café Le Rallye. C´est un bar au coin du croisement de 5 rues, dans ce quartier du 19 ème. On voulait faire copier la paire de clés de l’appartement de T, mon ancien ami qui me le prête gracieusement. Il m’avait aussi mise en contact avec cet artiste venu d’Irlande dans les années 80, je crois. Il travaille aux Galeries Lafayette. Le „serrurier-dépanneur de toutes sortes et sorts, il repare aussi vos bottes“ est juste en face, c´est écrit sur la pancarte, mais la boutique est fermée! Martin est perplexe puisqu’on lit aussi „24h sur 24“.  C´est pas grave, on prend un café.
„Ce quartier est très vivant et intéressant puisqu´il est mélangé, il y a la partie juive de la population, depuis très longtemps d’ailleurs, comme à la rue Rozier. Un peu plus haut, il y a plutôt des immigrés, souvent des musulmans du Maghreb et des Africains.“ Martin est interrompu par un habitué qui lui serre la main, et en suite à moi aussi. Il est 10 heures et demie, la terrasse du café se remplit, bien qu’il fasse un peu froid, je trouve, je vais commander un thé. Le patron du bar, un chinois, me fait répéter ma commande „et avec un peu de lait froid“, j´avais dit „avec du lait s’il vous plaît. “
Brusquement la scène change, une voiture noire vient en trombe, les freins grincent, elle s’arrête pile devant moi, les motards sont déjà là et les policiers ouvrent les portières. Il y a trois jeunes de couleur basanée, celui de la banquette arrière est accroupi avec son portable et ne semble pas s’occuper de la police, tandis que ceux du devant sont intimidés et parlent aux agents. „Je vais me tirer“, je dis. Au même moment les voitures dans la file derrière se mettent à claxonner, de plus en plus fort. „Mais c’est un mariage, ça arrive toutes les semaines,  c’est la mode de les fêter a la Butte Chaumont, dans le Parc.“

Ein grauhaariger Herr sieht die ganze Zeit zu uns herüber, während er an Fußgängerampel wartet, wegen der komplizierten Kreuzung ist dies hier angezeigt, das hatte mir Martin gleich geraten, „aber euch Deutschen braucht man das ja nicht zu sagen,  ihr steht ja immer brav an den Ampeln herum. ..“
Der gepflegte und gut gekleidete grauhaarige Herr wird mir als Jean vorgestellt, aber wir siezen uns, wie selbstverständlich. Ich erfahre, dass die beiden sich am Vorabend dazu verabredet hatten, mich in dem Viertel einzuführen. Nun ruft Jean den Betreiber des  Schlüsseldienstes an. Gepflegte ältere Herren haben wichtige Nummern in ihren Handy gespeichert „au cas où „, wie Jean sagt.

Nachmittags, ich habe mich gerade hingelegt, klopft es leise aber eindringlich an der Wohnungstür. „Qui est là?“, frage ich noch vorsichtshalber, bevor ich den Riegel löse.
„Le voisin“
Ein junger Mann mit einem Bügelbrett steht vor der Tür und strahlt mich an.
„Je voulais vous rendre la planche à repasser. ..“
„Cela doit être une erreur,  elle est là (ich hatte das Fehlen des Bügelbretts nicht bemerkt)
… à moins que vous ayez une clé. ..“
“ Mais oui, j’ai la clé, on est des amis de T, on habite en face sur le même étage, il nous a dit que vous viendrez, du coup, si vous avez besoin de quelque chose. ..
T hat nicht nur den Kühlschrank gefüllt und ein Dutzend Flaschen Mineralwasser  eingekauft. Er hat mein Kommen auch im ganzen Quartier verbreitet
„Ah que je suis bien entourée“,  seufze ich.

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